Deauville se prépare à accueillir un premier CSIO 3* en juin

Vendredi dernier, Philippe Augier, maire de Deauville, Franck le Mestre, directeur du Pôle international du Cheval Longines, et Vincent Goehrs, président de GRANDPRIX, ont présenté CSIO Deauville, nouveau rendez-vous international estival majeur de saut d’obstacles, prévu du 23 au 26 juin 2022. Pour l’occasion, ils étaient accompagnés de Jean-Luc Vernon, vice-président de la Fédération française d’équitation, Théo Ploegmakers, président de la Fédération équestre européenne, et Malika Cherrière, conseillère régionale en charge de la filière équine de la région Normandie. Ce nouvel CSIO 3* accueillera la demi-finale de la Longines EEF Series, la série des Coupes des nations européennes.


Pendant quatre jours, du 23 au 26 juin 2022, quelques-uns des meilleurs cavaliers du monde représenteront leur nation avec l’ambition de faire briller leurs couleurs au Pôle international du cheval (PIC) Longines de Deauville, à l’occasion du tout premier CSIO 3* organisé en Normandie. Ce nouvel événement sera l’une des deux demi-finales de la Longines EEF Series, la série des Coupes des nations européennes créée en 2020, mais véritablement lancée l’an passé, qui a succédé à l’ancienne Division 2 européenne du circuit FEI Longines des Coupes des nations. Dans ce cadre, les nations s’affronteront lors de huit épreuves qualificatives, deux demi-finales donc et une finale, qui se tiendra en septembre à Varsovie, en Pologne. Divisée en quatre zone européennes (Nord, Sud, Centre, Ouest), cette série inclut les trente-huit fédérations nationales membres de la Fédération équestre européenne (EEF).
Pour ce grand rendez-vous, soutenu par Sotheby’s International Realty, la région Normandie, le département du Calvados et la ville de Deauville, dix équipes nationales, trois cents chevaux et vingt mille spectateurs sont attendus. “Je suis fier et enthousiaste d’organiser un tel événement, classifié Officiel de France. D’un point de vue sportif, c’est très différent de Longines Deauville Classic, l’événement que nous organisons en août, avec une Coupe des nations le vendredi dotée à 110.000 euros, dont le partenaire officiel est Longines, puis un Grand Prix le dimanche soutenu par Sotheby’s International Realty, notre partenaire titre. Sans la confiance des pouvoirs publics et des acteurs privés sur le territoire, il aurait été impossible de relever ce défi en raison des délais très courts impartis. C’est la combinaison des compétences du Pôle et de celles de toute une série d’acteurs bienveillants et engagés a rendu tout cela est possible”, explique Vincent Goehrs, directeur de l’événement et président de GRANDPRIX. 


Ils ont dit

“D’un point de vue historique, Deauville a toujours été la capitale du cheval, mais il n’y avait pas vraiment d’infrastructures pour les sports équestres. C’est pourquoi nous avons donné naissance au PIC, en 2010. Au départ, tout le monde trouvait cela surdimensionné pour nos petits villages mais nous souhaitions vraiment en faire un pôle d’attractivité et cela a plutôt bien fonctionné avec près de quatre-vingts jours de concours par an. Comme nous sommes un territoire qui vit de l’attractivité, nous sommes évidemment très heureux de ce succès. Par la suite, sont venues s’agréger au Pôle de très nombreuses structures professionnelles des sports équestres, à l’instar de grands propriétaires, dont la présence a attiré les meilleurs cavaliers. L’objectif pour Deauville serait d’accueillir une nouvelle demi-finale en 2023 et, à terme, si l’occasion se présente, d’organiser la finale. Pour y arriver, il a fallu développer le PIC. C’est pourquoi une politique de travaux a été menée. Cela a commencé par la réfection totale de la grande piste, désormais équipée d’un système de drainage beaucoup plus au point. L’an prochain, une deuxième piste sera construite, et le parking élargi. Ce Pôle joue pleinement le rôle que nous lui avons attribué, et il se développe en permanence. C’est excellent pour notre territoire, dont le cheval fait partie de l’ADN. Nous sommes ravis à chaque fois de nouvelles perspectives s’ouvrent en la matière”, s’est réjoui Philippe Augier, maire de Deauville.

“Cette série est la seule incluant tous les pays d’Europe, les trente-huit fédérations européennes, quel que soit leur niveau équestre, permettant aux meilleures équipes nationales de se confronter. C’est un bon moyen de développer la pratique dans les pays du sud et de l’est du continent. Notre sport s’est beaucoup développé, de même que la qualité des chevaux, qui coûtent de plus en plus cher. Avoir des chevaux prêts à sauter une Coupe des nations de niveau 5* est devenu très difficile. La Longines EEF Series permet à des chevaux de niveau 3 et 4* d’être reconnus, ce qui fait sens pour continuer à faire avancer notre filière. L’Europe est divisée en quatre régions principales. Pour chacune d’entre elles, il y a deux étapes qualificatives, permettant aux cinq meilleures équipes de sa qualifier pour les demi-finales, disputées ici à Deauville et à Budapest. La France étant la première fédération équestre au monde, il nous semblait évident qu’elle accueille une étape majeure”, a énoncé Théo Ploegmakers, président de la Fédération équestre européenne.

“L’importance de ce circuit va permettre à toutes les nations européennes de concourir au même niveau sans droit d’entrée ni conditions de classement mondial, ce qui est un énorme levier de développement pour notre sport. Surtout, ces épreuves par équipes que sont les Coupes des nations offrent un superbe tremplin d’entraînement pour les schémas olympiques. Pour la FFE, il est important de pouvoir préparer cavaliers et chevaux, et ce circuit va le permettre dans les meilleures conditions. La FFE, avec l’EEF, a joué un rôle majeur dès le départ pour appuyer et accompagner la mise en place de ce circuit. Nous avons tout de suite senti l’intérêt de cet événement. Il était évident d’en confier la gestion à GRANDPRIX pour la qualité de son organisation et à Deauville pour l’excellence de ses infrastructures et de son d’accueil. À terme, nous espérons voir les finales s’organiser en France”, a confié Jean-Luc Vernon, vice-président de la Fédération française d’équitation.

“Cet événement fait partie d’un circuit soutenu par la région Normandie car le PIC est l’un des sites structurants sur lesquels s’appuie la politique de la filière équine. En Normandie, il y a les meilleurs cavaliers et les meilleurs chevaux donc il y doit y avoir les meilleurs concours. Dans le cadre de notre politique, la nouveauté consiste à conventionner les porteurs d’événements de façon pluriannuelle afin d’inscrire les événements dans la durée et dans le temps. Pour y parvenir il faut impérativement que l’ensemble des porteurs d’événements, notamment les fédérations, puissent avoir une visibilité à court et moyen terme afin de se projeter. Ce rendez-vous est un véritable vecteur de l’excellence normande, et il nous faut pouvoir travailler de concert pour aller de l’avant”, a déclaré Malika Cherrière, conseillère régionale en charge de la filière équine de la région Normandie.

“Je tiens à saluer le travail des équipes qui sont là au quotidien. Chaque jour, il faut aller vite et parfois prendre en compte la météo comme ce fut le cas le week-end dernier à l’occasion du CPEDI 3*. C’est un travail quotidien passionnant. Ce CSIO met l’accent sur le côté ‘équipe’ et je me permets un lien car nous sommes tous très soudés pour que cela se passe bien”, déclare Franck le Mestre, directeur du Pôle international du Cheval Longines.

Article rédigé par Giulia Rezoagli pour GRANDPRIX Infos